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13 mars 2006
Notre histoire…


Et puis on avance, on s'enroule dans des tubes mouvants, on se pose des questions, on contemple en esquissant un sourire (moui, moui, moui…). Œuvres « déstrouctourées » en guise de fenêtres ouvertes sur le monde, magma de ferraille en hommage à des plats algériens, giga pouf cosmico-fuchsia histoire de, table d’espion du MI-6 pour décortiquer les événements du 11 septembre en vidéo, nuage de fumée numérique happant un Paris désertique, matelas de journaux déchiquetés sur 50m² afin d’évoquer la vacuité du flot de la presse… pas de doute, la ballade part vers d'hypnotisants chemins... Mais n’était-ce pas là qu’elle parvient justement à toucher ? En s’affranchissant des cadres, en jouant sur l’exubérance, en étonnant, en choquant ou en amusant, l’exposition ne peut laisser indifférent. On n’y vient pas forcément pour « apprécier », mais plutôt pour observer l’art d’aujourd’hui, son expression personnelle souvent tarabiscotée, parfois incompréhensible, mais toujours étonnante. Histoire de redécouvrir notre histoire avec un œil plus neuf pour, plus tard, nous l'approprier pour de bon en y traçant notre propre sillon...
Palais de Tokyo
13 avenue du Président Wilson - 75016 Paris
- JulienC -

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09 mars 2006
Envie de sorties...

Petite curiosité des lieux, chaque semaine, la boutique polymorphe aime présenter une nouvelle parure. Un nouveau thème. Une nouvelle raison de fusiller sa CB avec déraison… Et cette semaine, jusqu’au samedi 11 mars, c’est à un événement placé sous l’égide du très stylé Ralph Lauren qui a jailli de cette chrysalide hybride. Le concept est simple : prenez quelques polos aux couleurs délicatement chamarrées (rose, vert pomme, orangé...), choisissez la teinte forcément acidulée de votre maxi logo (le célèbre cavalier en 11 x 5 cm) and just enjoy…Furieusement bourgeois ?? A 90€ l'unité, un grand oui s'impose, mais l’été approche, et comment résister à cet appel pastel où qualité et beauté rivalisent dans un tourbillon arc-en-ciel ? Au pire, jetez un coup d’œil à cette caverne aux mille et une trouvailles stylish. Le plaisir commence par celui des yeux… avant de se transformer en un fier et franc « je veux » !!
Colette
213 rue Saint Honoré – 75001 Paris
- JulienC -

18:35 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07 mars 2006
Végétal, délicieusement fatal…

J’aime le chuchotement de sa voix
J’aime son goût pour l’esthétique, le raffiné
J’aime son univers tantôt glacial, toujours diaphane
J’aime sentir mes tripes vibrer sous l’assaut de ses sons
Hier, Emilie Simon nous proposait son troisième album: Végétal. Un nouveau voyage dans un pays étrange, symphonique par fulgurances, électrique et éclectique la plupart du temps, mais avant tout envoûtant. Petit bout de femme aux charmes évanescents, elle triture les décibels comme d’autres se contentent de faire les belles. Arrachant aux sons quelques frissons, Emilie Simon sème les graines d’une odyssée musicale crépusculaire. Aussi à l’aise sur la banquise, qu’en compagnie des coccinelles ou des lotus, elle tend une toile furieusement personnelle résonnant dans l'âme de ceux qui aiment voyager loin, loin...
Puissance des sons, candeurs des paroles. Son monde végétal surprend autant qu’il accapare l’esprit et habite l'espace. Une plongée aux tréfonds de son for intérieur, où les pensées s’emballent dans une ronde à mille temps, où la mélancolie rime avec l’envie. Bienvenue dans un conte où tous les chats ne sont pas forcément gris, où les couleurs et les pleurs irriguent l'imaginaire, et où le craquement du feu ne réchauffent pas que les coeurs. L’envie de s’évader, un instant, loin du béton afin de taquiner de plus près l’opium d’un songe...

06 mars 2006
Sweet Nights in Paris Vol.3

Le Louvre et sa pyramide de verre et d’acier font partis de ces lieux qui donnent vie à Paris. La nuit, lorsque les ombres se noient dans les bassins qui entourent cette magistrale basilique esthétique, lorsque les spots crachent leur lumière éthérée, on ressent cet étonnant contraste unissant présent et passé. Pour mieux percevoir ce frémissement, mieux vaut pénétrer dans les lieux en s’aventurant dans les quelques travées menant à la cour principale. Ici, les colonnes s’alignent, les réverbères n’ont rien d’austères, et les grandes baies vitrées s’ouvrent sur la magie où les esprits n’ont cessé de frapper depuis des centaines d’années...

Pour savourer pleinement ce moment intemporel, pourquoi ne pas succomber aux charmes du Café Marly et ses savoureux chocolats chauds. Si l’intérieur offre une chaleur des plus accueillantes, le marcheur un rien rêveur préfèrera s'installer sur la terrasse pour être brassé par les quatre vents, regarder, profiter, humer l’air du temps. Et qui sait, un soir de pleine lune, vous apercevrez peut-être, au loin, la Tour Eiffel faire de l’œil à la pyramide… le temps d’un battement de cil, ou d’un scintillement innocent.Un spectacle comme seul Paris sait en offrir à ceux qui ont encore des yeux…
- JulienC -
07:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03 mars 2006
March Vibes...

- Platon -
Et moi je suis super en phase avec mon pote Platon…
La musique c’est la sève de ma vie, ma bulle d’envies. Du coup, comme chaque mois, voici ma sélection des quelques titres irriguant mes tympans et m’emmenant far far away… Libre à vous après d’aller les dégoter chez votre disquaire ou sur iTunes & Co... Attention, mes playlist sont garanties 100% subjectives, juste des coups de cœur sachant habiter l’espace… L’important c’est d’aimer, pas de comptabiliser avec en maître mot : éclectisme et cosmicité…
So just enjoy…
1. Walk a Mile In My Shoes –ColdCut (feat. Robert Owens)
2. Sleeping Beauty - Sourya
3. The Last Trick – Anja Garbarek
4. Like it or Leave it - Chikinki
5. When It Happens It Moves All By Itself–TelefonTelAviv
6. Décrocher les étoiles - Keren Ann
7. Bluebird – One Self
8. La Ritournelle – Sébastien Tellier
9. Gentiment Je T’immole (M.L. Version) – Mai Lan
10. Let it go - Gabriel Rios
11. Nasty Girl – Notorious B.I.G.

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02 mars 2006
So VIP…

Mais balayons le ballon rond, pour se focaliser sur l’écrin du soir. Car si tout a déjà été dit sur le V.I.P mi-ange, mi-démon des nuits parisiennes, reste une vérité : depuis son impressionnante mue de l’été dernier, les lieux sont désormais méconnaissables !! Adieu le style rococo raplapla, place à un temple des mille et une nuits numériques à faire pleurer les chantres du hi-tech…
No soucy, le lieu respire toujours autant les sourires carnassiers alléchés par les bonnes odeurs de CB. Un manège bien rôdé faisant tellement parti du folklore local, qu'il ne choque plus. Le choc, le vrai, le puissant il se produit plutôt lorsqu'on découvre la métamorphose des lieux !! Un mouvement de recul inconscient, une respiration et c'est parti... Difficile de ne pas laisser ses yeux voguer ici et là. Face à l’entrée, une passerelle accueille souvent de charmantes naïades ondulant sur des rythmes frénétiques. Une mise en bouche des plus persuasives. Une volée de marche plus tard, en contrebas, des écrans gigantesques directement intégrés dans l’écorce des murs diffusent clips, ou visuels des soirées. Plongé dans une impressionnante pénombre à l’impact renforcé par les matériaux laqués, le V.I.P renvoie une impression visuelle assez bluffante. Bienvenue dans un clip des Daft Punk version cube laqué noir designé par Stark, avec messages cosmico-luminescents dévalant murs et plafond. La déflagration esthétique est frontale, même si la musique reste toujours aussi inégalement bestiale. On a le sentiment que les lieux ont pris dix ans d’avance. Eblouissant... même si un détour aux toilettes (tout aussi minimalo-futuristico-pas-pratico-sanitairo) fait se demander si, finalement, on ne se serait pas chichement contenté de 5 années d’avance… En guise de ronde finale, si la réorganisation semble avoir créée du volume, on n’en dira pas autant du dance floor désormais proposé… en option. Coincé dans une enfilade de tables glowing in the dark, il a été tout simplement sacrifié. Les habitués ne pourront jouer les vierges effarouchées tant le V.I.P s’est toujours plus concentré à rameuter les people dans son carré, plutôt que faire danser les foules. Un état d’esprit à intégrer jusqu’au bout de la nuit… en espérant secrètement retrouver, dans quelques mois, des Bleus pour qui tout tourne de nouveau rond.... rond comme un ballon...
V.I.P Room
76/78, avenue des Champs Elysées - 75008 Paris
- JulienC -
13:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





