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06 avril 2006
Back on track…
Début avril, les surprises s’entrechoquent dans une ronde à mille temps…
Ainsi pour tout ceux qui se demandaient s’ils pourraient un jour me revoir sur l’antenne de Game One, n’hésitez pas à allumer votre poste demain soir, vendredi 7 avril, à partir de 20h30…
Voici la grande finale du QUAKE TOUR, animée et préparée par mes soins. Une plongée au coeur d'une compétition âpre, mais toujours fair-play… et un bon moyen pour moi de découvrir, pour la première fois, les coulisses d’une telle manifestation. Un grand merci à StGermain, Falcuma, Spawn2K6 et Madjar pour leur disponibilité et leur sympathie.
A très bientôt pour de nouvelles aventures...
-JulienC-
03 avril 2006
April's Vibes...

- Platon -
Et moi je suis super en phase avec mon pote Platon…
La musique c’est la sève de ma vie, ma bulle d’envies. Du coup, comme chaque mois, voici ma sélection des quelques titres irriguant mes tympans et m’emmenant far far away… Libre à vous après d’aller les dégoter chez votre disquaire ou sur iTunes & Co... Attention, mes playlist sont garanties 100% subjectives, juste des coups de cœur sachant habiter l’espace… L’important c’est d’aimer, pas de comptabiliser avec en maître mot : éclectisme et cosmicité…
So just enjoy…
1. Teen Angst – M83
2. Game We Play – Aswefall
3. Numero 1 – Sourya
4. Two Fingers – Bang ! Bang !
5. Robot Soul – Cosmo Vitelli
6. Can I have It Like That – Pharell
7. The Gentle Rain (RJD2 Remix) – Astrud Gilberto
8. Vem Menina – Curumin
9. Alone in Kyoto – Air
10. Diamonds From Sierra Leone – Kanye West
-JulienC-
07:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01 avril 2006
Voyages numériques Vol.1
L’orage gronde. L’océan rugit. A tout instant, le Venture menace de s’empaler contre les récifs. C’est pourtant le moment choisi par Carl Denham, réalisateur fauché, pour mettre à l’eau une chaloupe. L’équipe sera restreinte. Son actrice : Ann Darrow. Son scénariste : Jack Driscoll. Et une poignée d’hommes de confiance… Face à eux, l’ombre grimaçante de Skull Island déchire la nuit ! L’œuvre de sa vie, Carl sait qu’il ne pourra la réaliser qu’ici. Les risques ? La peur ? Tout cela est bien vite balayé par l’ampleur de son ambition. C’est bien un nouveau pan du septième art qu’il s’apprête à révéler. A édifier. Son film mêlera aventure, frisson, réalisme et passion. Rien, n’y personne ne pourra le faire dériver de son objectif. Pas même ces cris perçus au loin. Encore moins ces sulfureuses fumées qu’on devine déjà derrière les montagnes aux crêtes aiguisées.
A peine le temps d’accoster, que la pellicule s’emballe. Chaque détail doit être immortalisé. La caméra virevolte. Ici. Là. Elle capte chaque soubresaut de cette terre vierge. Inexplorée. Inhabitée ? Qu’importe, Ann donne déjà de la voix. Les premières répliques s’improvisent. Du naturel dans un décor surnaturel. Oui, voilà de quoi faire rêver des millions de spectateurs… Carl en viendrait presque à regretter que la pluie se soit calmée. Mais il faut avancer, explorer, trouver de nouveaux lieux, de nouvelles idées de mise en scène. Si chacun porte un fusil, c’est que l’incroyable peut s’inviter à tout moment. Il est d’ailleurs fiévreusement attendu... Après quelques heures de marche forcée, après s’être frayé un chemin tortueux dans cette jungle millénaire, l’équipe décide de se ménager un temps de répit. Il sera de courte durée… Des arbres pleuvent des flèches, des mugissements retentissent. Distants, puis de plus en présents, oppressants. Des indigènes ! Des dizaines d’indigènes s’abattent sur le groupe désemparé. Au bois des sagaies répond l’acier des balles. Les douilles s’écrasent au sol. Les corps s’affalent, violement, sans pour autant ralentir le flot des assaillants. Jack Driscoll se bat comme un beau diable. Le sang se mêle à l’humus, tandis que Ann… Ann ? Où est-elle ? Dans la violence de l’assaut personne ne l’a aper… si, la voilà, dans les bras d’un de ces chiens aux maquillages de mort ! Il l’entraîne. Elle est vivante ! Il faut lui porter secours avant qu’il ne soit trop tard ! Mais aussi promptement qu’ils sont apparus, les indigènes se retirent. Pas de temps à perdre, il faut trouver leur refuge. Retrouver Ann ! Commence alors un nouveau périple dans cette forêt ruisselante, désormais résolument vivante. Vite, quelques centaines de mètres plus bas, des chants jouent déjà avec l’écho…
Abritée derrière les murailles de bois, la horde indigène brandit ses lances, agitent des colliers de coquillages produisant un chant aux accents cruellement funèbres. Des flammes dansent. Ann est bien là, en contrebas. Harnachée sur un autel de mort. Soudain, plus rien. Le silence tombe. Glacial. La terre semble retenir son souffle. De l’autre côté de la falaise, dans un déchirement, un colosse de poil surgit des sous-bois ! Un singe, un gorille, un monstre… un roi ! Majestueux. Gigantesque. Irréel. D’un regard il balaye l’horizon. Son allure massive, sa force, imposent le respect. Face à lui, Ann se débat. Sa dernière heure est arrivée. C’est donc sacrifiée à ce titan qu’elle achèvera sa vie… Du haut des remparts, un borborygme se répercute lentement, puis de plus en plus vivement, scandé comme dans une transe collective : Kong ! Kong ! Kong ! Le grand singe marque un temps d’arrêt avant de répondre avec rage à cet obscur appel. Arc-bouté sur ses membres postérieurs, il mugit, frappe son torse en cadence, ouvre une gueule béante, farouche ! Puis d’un mouvement il arrache Ann à ses liens. Son attitude étonne. Il l’observe. La renifle. S’apprête à la dévorer… non, dans un même élan, il comprime sa proie entre sa main droite et son abdomen, pivote, et s’engouffre dans la jungle. Pour Jack, le sort d’Ann ne fait aucun doute. Mais advienne que pourra, s’il veut encore pouvoir se regarder en face, il se doit de se lancer dans cette course folle. Son cœur bat à tout rompre. Ses tympans résonnent si fort qu’ils estompent la cohue environnante. Désormais un seul son guidera ses pas : l’appel désespéré d’Ann…
-JulienC-
16:22 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





